Vous êtes ici

Accueil » Les grands dossiers » Contact alimentaire

Aptitude au contact alimentaire



Le bois est largement utilisé pour le stockage de l’emballage de denrées alimentaires depuis des siècles.

 

Ses qualités sont notamment très appréciées pour les fromages, les fruits et légumes ou les fruits de mer. C’est un matériau sain, écologique et léger, utilisé depuis des siècles pour le transport, la conservation et le stockage des denrées alimentaires, qui permet un approvisionnement à la demande et assure une belle présentation sur le point de vente.

 

 

L’innocuité du bois au contact alimentaire

 

Trois syndicats professionnels le SIEL, le SYPAL (palettes et reconditionneurs) et le SEILA (caisses et logistiques associées) ont exprimé leur intérêt pour bâtir un Pôle industriel des emballages légers, palettes et caisses bois, susceptible de renforcer leurs démarches sur le sujet du contact alimentaire.

L’année 2010 a vu la création d’un Consortium qui associe les compétences de trois écoles d’ingénieurs : Ecole Supérieure du Bois, ESIReims et ONIRIS, de 2 instituts techniques : ACTALIA et FCBA, de l’interprofession France Bois Foret et du réseau Européen S.I.E.L.-GROW.

 

Le thème du Consortium est la maîtrise sanitaire et les bénéfices sensoriels de l’utilisation des emballages légers, palettes et caisses industrielles en Bois lors du stockage et de la conservation des produits alimentaires.

 

 

Dès 1993, les instances du SIEL ont pris conscience de la nécessité de renforcer les données scientifiques quant à l’innocuité du bois au contact alimentaire. L’inertie d’un emballage est définie par la réglementation européenne RCE n°1935 et française par le décret n° 92-631. L’emballage doit respecter un triptyque, à savoir : la non migration de molécules chimiques de l’emballage vers l’aliment en contact, la préservation des caractéristiques organoleptiques des aliments en contact avec l’emballage et une inertie microbiologique de l’emballage envers les aliments. Une telle démarche implique donc de suivre un cursus scientifique qui inclut ces trois aspects, étudiés dans le cas du bois.

 

1. Etude de la migration de molécules chimiques de l’emballage léger en bois

 

Dans ce cadre, l’objectif était d’identifier les constituants du bois de peuplier susceptibles de migrer vers l’aliment en contact (direct ou indirect) lors de temps de contact choisis et par la suite pouvoir quantifier les composés ayant migrés. Les emballages de la marque Grow n’étant pas soumis à des traitements chimiques, les molécules susceptibles de migrer sont certains composés naturels du bois. L’étude mettait en exergue que leurs natures et leurs très faibles concentrations ne représentent aucun risque pour le consommateur.

Cette étude a fait l’objet d’une thèse de doctorat de l’ENSAIA (Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et des Industries Alimentaires, Nancy (1)).

  

 

2. Etude sensorielle : l’organoleptie

 

L’organoleptie repose sur une étude d’analyse sensorielle qui cherche à démontrer si l’emballage léger en bois altère ou non le goût des aliments qu’il contient. L’étude a conclu que pour les denrées alimentaires solides, conditionnées dans ce type d’emballage, aucune altération de goût n’est notée, même lors d’un temps de contact important entre l’emballage et l’aliment (2).

 

3. Etude de l’inertie microbiologique de l’emballage léger en bois

 

L’objectif de cette étude était de réaliser une contamination bactérienne du bois « artificielle » et d’observer le devenir des bactéries inoculées. L’ENSAIA a mis au point un protocole basé sur la mesure des échanges métaboliques (impédancemétrie). Les résultats de cette étude prouvent que le bois possède des propriétés antibactériennes dues à sa porosité (3). En effet, cette spécificité du bois permet d’avoir un effet bactériostatique sur les éventuelles bactéries présentes en surface et en profondeur des emballages en bois.

 

4. Développement d’une méthode de contrôle de la qualité microbiologique d’emballages en bois destinés au contact direct des aliments

 

Le S.I.E.L. a poursuivi avec l’institut technologique FCBA (Forêt cellulose bois ameublement – ex CTBA**) l’optimisation d’une méthode de contrôle de la qualité microbiologique d’emballages en bois destinés au contact direct des aliments. Cette étude a été menée en partenariat avec l’ADRIA Normandie, ENSAIA, CTBA (2004-2005) et financée par le Ministère de l'Agriculture/DGFAR et l’ACTIA avec le Chef de projet CTBA.

 

Ces quatre études confirment que le bois est apte au contact alimentaire.

Les études menées par le SIEL se poursuivent pour garantir la sécurité des aliments.

 

 

 Sources : Etudes ENSAIA : (1) Migration (1998), (2) Détection sensorielle (1999) et (3) Comportement par impédancemétrie (2003), (4) ADRIA Normandie, ENSAIA, CTBA (2004-2005, confidentiel)

 

Traçabilité

 

Chaque emballage est identifié et répond aux attentes des marchés Un véritable sujet d’actualité et d’évolution constante qui a fait l’objet d’un mémoire en 2008 sous l’égide du SIEL à l’Ecole Supérieure d’Ingénieurs en Emballage et Conditionnement l’ESIReims. Plus d’informations sur ce sujet : voir le SIEL.

 

www.idtechex.com

 

Le syndicat national des Industries de l’Emballage Léger en bois (SIEL) tient à rappeler les engagements qui animent l’ensemble de ses adhérents.

 

 * www.ensaia.inpl-nancy.fr ** www.fcba.fr *** www.univ-reims.fr